J'exerce en tant que kinésithérapeute libérale depuis cinq ans. Le choix de cette orientation
professionnelle s'est fait de manière un peu floue. Je me souviens que l'idée m'est venue au lycée, et elle s'est confirmée après une journée de stage avec un kiné du village où réside mon père. Avec du recul, je réalise que je ne savais pas exactement à quoi m'attendre en choisissant ce métier, et je n'ai jamais réussi à identifier clairement pourquoi j'avais opté pour celui-ci plutôt qu'un autre.
Pourtant, l'envie était très forte ! Ce qui a toujours eu du sens pour moi, c'était d'exercer un métier
où je pouvais aider les autres. De plus, le métier de kiné répondait aux attentes de ma famille, ce qui le rendait encore plus attractif à mes yeux. Pendant mes années d'études, je n'ai jamais ressenti un grand intérêt pour ce qui m'était enseigné, et ce sentiment s'est confirmé lorsque j'ai commencé à exercer. Bien que les formations complémentaires et les changements de lieu d'exercice m'aient permis de trouver un peu plus d'épanouissement dans ma pratique, cela n'était pas suffisant. J'ai donc beaucoup réfléchi pour trouver ma véritable voie professionnelle. Je me suis inscrite à différentes formations en vue d'une reconversion, mais je n'arrivais jamais à aller jusqu'au bout de mes démarches, sentant que je ne prenais pas la bonne direction. C'est pourquoi j'ai finalement décidé de me faire accompagner dans un bilan de compétences.
Lorsque j'ai commencé mon bilan de compétences, j'étais envahie par la peur : peur d'échouer, peur de ne pas trouver ma véritable vocation. Cela faisait cinq ans que je cherchais à me reconvertir, mais mes tentatives n'aboutissaient jamais. J'avais perdu confiance en moi et je confondais mes passions et loisirs avec ce qui pourrait devenir ma future profession.
Aujourd'hui, à quelques jours de mon dernier entretien, je réalise à quel point les choses ont évolué. Une certitude s'est imposée : je ne veux plus être kinésithérapeute, et je comprends désormais pourquoi. Cela m'apporte une clarté d'esprit que je n'avais pas auparavant.
Cependant, une chose est certaine : lorsque j'ai fait mon choix d'orientation à 15 ans, je ne me suis pas trompée sur un point : les métiers qui me correspondent sont ceux qui tournent autour de l'humain, l'envie d'aider et d'accompagner. Ce que je n'avais pas compris, c'est que la mécanique du corps ne m'intéresse pas vraiment. Les détails techniques, comme savoir si la douleur au bras provient d'un nerf ou d'un tendon, me laissent indifférente. Ce que j'aime, c'est dialoguer avec les gens, les comprendre et les accompagner pour qu'ils parviennent à mieux se connaître et ainsi se sentir mieux.
C'est grâce à mon bilan de compétences que j'ai pu réaliser cela. Ce processus a été un véritable bonheur à vivre, plus efficace que des séances de thérapie. J'en ressors grandie, apaisée et très motivée pour la suite. Aujourd'hui, je suis prête à me lancer dans le coaching professionnel, un métier qui résonne parfaitement avec mes aspirations et mes valeurs. Je suis impatiente de commencer ce nouveau chapitre de ma vie !